Concevoir un petit outil informatique selon une optique professionnelle

Le terrain montre que les applications « métiers » clefs en main ne permettent pas de couvrir durablement et exhaustivement l’ensemble des besoins d’une entreprise en perpétuelle évolution.

Les changements parfois effrénés ou ponctuels des activités ne se traduisent généralement pas par une modification des grandes architectures informatiques « client–serveur ». Le coût serait exorbitant et il est souvent préférable de se doter parallèlement d’outils légers plus réactifs.

Conçus au moyen de logiciels bureautiques (excel, word, access, powerpoint,…) ou d’éditeurs de pages web, ils peuvent même dans un deuxième temps servir de modèles fonctionnels pour l’évolution des applications lourdes. Ils jouent alors le rôle de véritables maquettes dynamiques plus intelligibles pour un informaticien qu’un cahier des charges.

Lorsqu’un outil léger est envisagé, l’expression du besoin (solution de gestion, projet avec outil informatisé,…) est souvent peu précise et partielle. Formulée en langage naturel et rarement écrit sous forme d’un cahier des charges, la demande ne permet pas immédiatement et simplement sa transposition en objet informatique.

La réification qui consiste à transformer un problème en un objet informatique concret est une étape difficile mais nécessaire. Il s’agit d’une modélisation conceptuelle, d’une simulation, conduite avec des techniques plus ou moins formelles.

A ce niveau l’utilisateur est capable d’exploiter les logiciels dans une optique professionnelle. Ils réutilisent des compétences pour inventer des solutions techniques pertinentes. Celles-ci peuvent satisfaire à l’expression d’un besoin en entreprise.

L’utilisateur parvient à réaliser de petits outils bureautiques / informatiques fonctionnels selon des contraintes imposées.

Il peut envisager l’élaboration d’instruments utiles à l’entreprise. Il parvient à exploiter les logiciels productivement et de manière créative selon différentes finalités (performance économique, efficacité en gestion, …). Motivé en ce sens, il a pris conscience du formidable effet levier qu’il peut donner à sa productivité. Il consent ainsi à fournir un effort important, avec autonomie et sans directive stricte.

Un coach pourra l’aider à progresser via :

  • une augmentation du niveau de complexité de l’outil pour stimuler la capacité à modéliser grâce à l’intuition et l’abstraction.
  • un encouragement aux deutéro-apprentissages (apprentissages d’apprentissages) pour sortir des conditionnements inopérants. Ils permettent d’acquérir activement et de manière autonome de nouvelles compétences.
  • une incitation à une exploitation intensive de l’aide des logiciels ou de solutions via internet
  • une recherche de solutions palliatives, alternatives, au moins partielles, si LA solution n’est pas trouvée
  • l’innovation en testant des idées par essais / erreurs. Chaque logiciel peut servir de simulateur (de brouillon) avant de générer une solution définitive.
  • une résolution de problèmes de manière flexible en envisageant plusieurs solutions possibles avant de faire un choix

Exemples d’exercices selon la filière professionnelle :

  • Ressources humaines : création d’un planning dynamique de congés avec des automatismes (taille variable du tableau en fonction du nombre de jours du mois en cours)
  • Banque : création de simulateurs de crédits permettant d’identifier en un clin d’oeil plusieurs milliers de scénarios d’emprunt sans dépasser le taux d’endettement de 33% de l’emprunteur.
  • Mercatique : Extrapolation d’une segmentation des clients, par la méthode des quartiles, compatible avec les ressources de l’entreprise (dimensionnement de portefeuilles de clients pour les commerciaux,…)