Des données pour accroitre la perception de l’effort

La perception de l’effort est d’ordre psycho-physiologique. Le niveau d’effort est estimé par un ressenti pouvant être plus ou moins désagréable voire douloureux. Même si les sensations sont subjectives, avec un entrainement approprié, elles peuvent servir d’indicateurs fiables de l’effort.

Les études de spécialistes (Allen, Pandolf, Sargeant et Davies…) ont montré que dans des conditions favorables, elles étaient fortement corrélées avec les paramètres biologiques objectifs (fréquence cardiaque, consommation d’oxygène, lactatémie, ventilation).

Pourquoi améliorer la perception de l’effort ?

L’effort physique modifie au moins transitoirement certaines variables physiologiques de l’organisme. Pour ne pas être néfastes, les dérives doivent être supportables et correctement amorties dans un temps donné.

Généralement des mécanismes d’adaptation se mettent en route, avec une certaine inertie, et se « calent » selon le régime d’activités.

Cette régulation dynamique avec des phases d’inertie et des limites transitoires et absolues doit être respectée par le sportif. Dans le cas contraire, l’efficacité de l’entrainement est moindre et le risque d’accident augmente.

Comment améliorer la perception de l’effort ?

Comme pour toutes les aptitudes physiques, psychologiques, etc… la perception de l’effort s’exerce. Elle peut s’affiner en intégrant le mieux possible l’ensemble des stimuli d’origines biologiques.

Il est nécessaire aussi de savoir les interpréter en fonction du contexte : types d’effort, dispositions et état de forme de l’athlète, conditions de l’environnement (température, altitude, stress de la compétition…)

Les mécanismes mis en jeu dans la perception de l’effort peuvent provenir de sensations physiologiques locales issues des muscles et des articulations (Pandolf 1983, Robertson 1982) et centrales provenant des systèmes respiratoire et cardio-vasculaire (Borg (b), 1962).

On comprend alors que le sportif peut renforcer sa perception de l’effort en comparant ses sensations (données subjectives) à la fréquence cardiaque (donnée objective) par exemple.

Dans ce cas de figure par exemple, grâce à un cardiofréquencemètre, le contrôle des battements du coeur est possible en plein effort. Avec l’assistance d’un coach compétent et expérimenté, le sportif est de plus en plus capable de faire correspondre les données subjectives avec sa fréquence cardiaque. Il renforce son autonomie pour pratiquer plus efficacement et avec plus de sécurité.

Avec le temps, on peut espérer que la perception affinée de l’effort favorise la pratique du sport pour la santé

En prenant conscience des limites physiologiques, le sportif respecte davantage son intégrité physique en toute autonomie.

Mais il est possible d’aller encore plus loin avec du matériel capable d’enregistrer les valeurs pour leur transfert vers un ordinateur.

La capitalisation de données objectives permet

  • le suivi réellement personnalisé et sur le long terme (pour tous les publics)
  • l’Analyse « à froid » des données précises, de statistiques d’entrainement via une application spécifique
  • le coaching à distance (par webconférence) ou mixte (à distance et en salle) pour un public ne pouvant pas se déplacer facilement (emploi du temps surchargé des femmes, personnes vivant en zones rurales)

Concrètement…

  • Une application informatique est destinée à recueillir et à comparer des données objectives (fréquence cardiaque, dépense calorique…) et des données subjectives (perception de l’effort).
  • Pour être en phase avec la réalité du terrain, ces données sont relevées au cours d’entrainements de musculation avec charges légères, de séances de vélo elliptique et de rameur, de moments de course à pied en extérieur.
  • La précision des valeurs (puissance freinatrice des machines cardio à 5 watts près) est l’une des caractéristiques de l’application
  • Cette application peut-être exploitable ultérieurement pour le haut niveau. En effet les grands champions frisent souvent avec des valeurs limites et des paliers de progression de plus en plus petits.