Le culte du corps est souvent influencé par le culturisme

Des témoignages archéologiques prouvent que la pratique de l’activité physique avec des charges additionnelles se perd dans la nuit des temps (civilisation chinoise ancienne, Grèce antique, etc…).

Au 19ième et 20ième, les Européens et notamment les Français (Triat, Desbonnet, Rouet) posèrent les bases du culturisme.

Le culte du corps s’est exacerbé dans les années 80 avec l’expansion du mode de vie à l’américaine, le développement de l’individualisme et la recherche de performances à tous les niveaux de la sphère intime et socioculturelle.

Dans une logique parfois mercantile et sensationnaliste, les américains ont exporté un modèle de culturisme («bodybuilding ») moderne, axé sur la valorisation de physiques et d’athlètes hors normes.

Ce modèle entraîne un regard suspicieux voire dédaigneux de la société et un éloignement du grand public de la pratique compétitive.

Paradoxalement, de nombreux pratiquants dans les salles de remise en forme utilisent sans le savoir des techniques d’entraînement des culturistes.

Afin de mieux comprendre cette discipline et son influence, il suffit d’analyser sa définition et son expression en compétition.

Le terme culturisme est un néologisme inventé par Marcel Rouet. Il tire son appellation de culture et physique, dans le sens de cultiver, construire son physique, traduction littérale de la terminologie anglo-saxonne « bodybuilding ».

On pourrait définir le culturisme comme une activité préventive de santé, où l’exercice musculaire associé bien entendu à une hygiène alimentaire précise, serait le moyen de développer et d’entretenir toutes les fonctions organiques, dans un but d’épanouissement esthétique et de santé.

L’entraînement répondra alors, à un travail analytique des différents muscles, par la mise en œuvre d’exercices et de méthodes sollicitant les mécanismes de l’adaptation fonctionnelle, à travers l’utilisation de charges additionnelles.

Il est donc pour cela indispensable d’appréhender et de maîtriser les sciences anatomiques, biomécaniques et physiologiques, afin d’intervenir de la meilleure manière sur les différents paramètres nécessaires à la bonne progression du sportif.

La pratique compétitive :

Ces concours de beauté plastique, où l’aspect fonctionnel du muscle revêt ici un caractère totalement secondaire, mettent en scène à la manière d’une œuvre artistique, la sculpture plastique de l’athlète selon des critères de jugement et de poses bien établis.

En compétition, les athlètes sont sous le regard des juges qui les évaluent selon les critères suivants :

  • la ligne : proportions équilibrées, formes harmonieuses, diamètre bi-acromial conséquent que recouvre des deltoïdes massifs, dos large et évasé, taille fine à l’aspect très hyperboloïde, hanches fines laissant débordées des cuisses massives et galbées avec de frêles attaches, mollets globuleux et saillants.
  • la qualité musculaire ou définition : peau saine et fine, couche adipeuse sous-cutanée réduite à l’extrême sur toute la surface du corps
  • le volume musculaire : hypertrophie, augmentation de surface musculaire « hors normes »
  • la symétrie : équilibre et symétrie des masses musculaires sur tous les plans.
  • la densité : aspect dense et plein lors de la contraction
  •  etc…

Ces critères ont généralement plus de succès auprès du pratiquant de remise en forme que le développement de la motricité, de la coordination, … Certainement parce-qu’ils participent à sa construction identitaire.