Préparation de l’épaule du bras d’arc de l’archer

Dans la préparation physique de l’archer l’épaule du bras d’arc lors de la phase d’armement tient une place primordiale.

Bien sûr, d’autres séances se chargeront du bras de corde, du tronc, des membres inférieurs et notamment de la respiration. On n’a pas besoin d’être spécialiste pour comprendre que le contrôle de la ventilation est indispensable dans un sport de tir. La moindre oscillation parasite du tronc induite par la respiration modifie la trajectoire d’une flèche.

La séquence de tir de l’archer s’effectue en plusieurs phases. L’une d’entre elle est la phase d’armement. C’est un moment crucial où il faut placer la flèche dans l’axe de tir. Le moindre écart se traduit par une trajectoire en dehors de la cible, d’autant plus si celle-ci est très distante.

Avant de prendre la décision de laisser partir la flèche parfois à plus de 240 km/h (phase d’échappement), l’archer doit être sûr de sa visée. A ce moment, l’opposition de force entre les bras d’arc et de corde ainsi que la fixation du corps sont parfaitement stabilisées.

Les muscles de l’épaule du bras d’arc sont très sollicités pour immobiliser le membre soumis à de fortes tractions. Dans le plan horizontal, l’épaule doit résister directement à la tension de la corde. Dans le plan frontal, elle lutte contre des forces de compression qui tendent à élever le moignon de l’épaule et à fermer l’angle thoraco-brachial.

De toute cette analyse, on en déduit le corps de séance et la création d’exercices spécifiques :

Un échauffement ostéo-articulaire intensif des 5 articulations de l’épaule suite à un échauffement cardio-respiratoire.

Une tonification par un travail statique des muscles prioritaires qui sous-tendent le geste technique :

  • Fixation des omoplates en légère sonnette externe : via un travail d’antagonisme-synergie entre les interscapulaires (petit et grand rhomboïdes, angulaire de l’omoplate) et le grand dentelé
  • Frontalisation des omoplates par les interscapulaires et le trapèze moyen
  • Abaissement de l’omoplate par le trapèze inférieur
  • Micromouvements d’abduction (en course très courte de 2 à 3 degrés d’amplitude) du bras maintenu au voisinage des 90° d’abduction par rapport au tronc. Ceci dans l’ordre décroissant de priorité, via le deltoïde, le sus-épineux, le long biceps
  • Proprioception +++ de l’articulation gléno-humérale en sollicitant la coiffe des rotateurs : manchon musculo-tendineux composé du sous-scapulaire, du sus-épineux, du sous-épineux et du petit rond

Un retour au calme par :

  • Un étirement des muscles précédents. Il faut donc connaître l’anatomie fonctionnelle inversée de chacun des muscles concernés
  • Un relâchement de l’articulation de l’épaule qui a subi de fortes compressions. L’effet recherché est une décoaptation articulaire dans le sens de l’axe principal de l’articulation

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